Kotto Bass

Kotto Bass de son vrai nom Nyamsi Theodore Auger, est un musicien camerounais né le 6 février 1963.

Bassiste réputé, chanteur, choriste reconnu, requin des studios confirmés et arrangeur de génie, il proposait un style mêlant rumba congolaise et makossa[1]. Il était bien parti pour dominer la musique camerounaise avant de mourir précocement à l’âge de 33 ans.

Biographie

Kotto Bass est né le 6 février 1963. Il avait à peine deux ans lorsqu'il est diagnostiqué atteint de la poliomyélite[2]. C'est cette maladie qui va  paralyser l’une de ses jambes. Handicapé moteur, il se déplaçait en s'appuyant sur une canne qu’il avait fait peindre aux couleurs du drapeau des États-Unis[3].

Son handicap n'a pas contenu l'enthousiasme et l'entrain du jeune garçon très tôt passionné par la musique.

A  l'école primaire du Camp Berteau à Douala, il montre sa prédisposition pour la musique en jouant au sein des orchestres scolaires[4].  A l’âge de 17 ans, il est déjà un excellent bassiste.

Carrière

Son instrument fétiche est la guitare Basse, d'où son nom d'artiste « Kotto Bass »[5].

Il commence à la fin des années 80 à travailler au Makassi Studio de Sam Fan Thomas et peu de temps après, il devient le chef d'orchestre de la MBC (la Makassi Band Corporation)[4].

En 1996, paraît son premier CD solo “Edith ndol'a ngo”. Il décroche un disque d’or avec ce premier album solo[5].

Son second album paraît avec des titres phares comme “Yes Bamenda”, “Concours de patience”  etc.

Il a accompagné de nombreux artistes de renom comme Lapiro de Mbanga et de nombreux chanteurs de makossa lors de tournées[6].

Sa mort soudaine le 20 novembre 1996  provoque un véritable choc au Cameroun et est accueillie avec beaucoup de tristesse. Les circonstances de sa mort restent non clarifiées[7] ,[8].

Le jour de son enterrement une foule immense est sortie pour accompagner son corps à sa dernière demeure au cimetière de Bonaberi[9] à Douala.

Notes et références

  1. Sylvie Clerfeuille, « Kotto Bass », sur Afrisson,
  2. Jeanne Nlend, « Nécrologie : Kotto Bass, 22 ans après », sur Cameroon Radio Television, (consulté le )
  3. Alain NJIPOU, « 12 ans après son décès, Kotto Bass reste le virtuose immortel pour ses fans », Le Messager,‎ (lire en ligne Accès limité)
  4. Arol Ketchiemen, Les icônes de la musique camerounaise, Toulouse, les Éditions du Muntu, , 571 p. (ISBN 978-2-492170-09-6)
  5. Joseph Tsala Adah, « Kotto Bass sera inhumé dimanche à Douala », Cameroontribune,‎
  6. Lebogo Ndongo, « Kotto Bass arraché à la vie », Cameroontribune,‎ , page 16
  7. Ekum’a Mbella Bwelle, L’Amour assassin, Éditions Ifrikya,
  8. Danielle Eyango, Kotto Bass : Comme un oiseau en plein envol, Editions du Protocole, , 188 pages
  9. Joseph Tsala Adah, « Émouvants adieux à Kotto Bass », Cameroontribune,‎

Bibliographie

Danielle Eyango, Kotto Bass, comme un oiseau en plein vol, Protocole, , 188 p.[1]

Liens externes

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  1. Acolitt, « Littérature : Qui est l’auteure Danielle Eyango ? », sur Linelitt' et les arts, (consulté le )
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