Auguste de Méritens

Auguste de Méritens, né le à Paris[1] et mort le à Eragny-sur-Oise[2], est un ingénieur électricien français.

Il est connu pour son travail sur les générateurs magnéto-électriques, plus particulièrement sur ceux utilisés pour faire fonctionner les lampes à arc ainsi que les phares. Ce type de générateur avait déjà été produit auparavant par l'ingénieur belge Floris Nollet.[réf. nécessaire]

Biographie

Fils d'un capitaine de la Grande Armée, il est issu d'une famille noble de la région d'Auch[3],[1]. Il est élève de l’École Centrale de Paris[1].

L'innovation dont de Méritens a été l'initiateur en avril 1878, fut de remplacer le rouleau du stator, enroulé sur plusieurs bobines, par un anneau d'enroulement[4]. Ces enroulements étaient alors bobinés autour d'un noyau de fer segmenté, similaire à l'anneau de Gramme, de manière à former un seul cercle continu[1]. Cela produit un courant plus intense, ce qui est avantageux pour l'alimentation des lampes à arc.

Lors de l'Exposition internationale d'Électricité, il fait la première démonstration du procédé de soudure à l'arc[5],[1],[6].

En 1888, il dépose un brevet de purification de l'eau et de l'alcool par ozonisation, mais n'en tire aucun bénéfice[1]. Au début de 1896, son brevet de soudure tombe dans le domaine public : privé de ressources, il est contraint de revendre sa maison de la rue de la Bretonnerie, à Pontoise, pour emménager à Éragny-sur-Oise (rue de l'Oise). Saisi par décision de justice, il met fin à ses jours en s'empoisonnant avec sa femme, sa cadette de 30 ans[7],[2].

Brevets

  • , brevet français no 123766, (amélioration du générateur magnéto-électrique),
  • , brevet britannique no 3658, (amélioration du générateur magnéto-électrique),
  • , brevet espagnol no 501A1, (soudure à l'arc)[8],
  • 1881, brevet français, (soudure à l'arc)[9],
  • , brevet américain no 471242, (soudure à l'arc)[10].

Notes et références

Notes

Références

  1. D'après « Auguste de Méritens, ingénieur de renom » (consulté le ).
  2. La notice « Suicide d'un inventeur », La France Libre,‎ (lire en ligne) cite intégralement la lettre d'adieu de l'inventeur, datée du 27 octobre.
  3. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2002, page 137. Régis Valette écrit : Languedoc, Saintonge, extraction 1539.
  4. « 1911 Encyclopædia Britannica/Dynamo - Wikisource, the free online library », sur en.wikisource.org (consulté le )
  5. Brevet A. de Meritens, Electrically Welding Metals. No. 471,242., UNITED STATES PATENT OFFICE, .
  6. D'après Gérard Piouffre, Les Grandes Inventions, Paris, Gründ, , 303 p. (ISBN 978-2-7540-3237-7).
  7. D'après « M. de Meritens », The Engineer,‎ (lire en ligne [PDF])
  8. (en) Auguste de Méritens, « An electric multi-carbon lighter. », sur patents.google.com, (consulté le ).
  9. Système D, « Tout savoir sur l'histoire du poste à souder à l’arc », sur systemed.fr, (consulté le ).
  10. (en) Auguste de Méritens, « Electrically welding metals », sur awo.aws.org, (consulté le ).

Liens externes

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